Tous les articles
Actualites

Sécurité à la chasse 2025-2026 : bilan et prévention

Le bilan OFB 2025-2026 recense 92 accidents de chasse, dont 4 mortels, le plus bas niveau jamais observé. Mais les auto-accidents représentent 39 % des cas et les incidents matériels restent élevés. Organisation des battues, cartographie et suivi des participants : Chasse à Pêche veut aider les associations à renforcer la prévention sur le terrain.

Sécurité à la chasse 2025-2026 : bilan et prévention

Le dernier bilan de la sécurité à la chasse apporte une nouvelle encourageante : le nombre d’accidents mortels atteint son niveau le plus bas depuis le début du suivi national. Cette amélioration confirme les progrès réalisés depuis vingt ans grâce à la formation, aux règles de sécurité, au travail des fédérations et aux contrôles menés sur le terrain.

Pour autant, ces résultats ne doivent pas conduire à relâcher l’attention. Les accidents restent nombreux, les auto-accidents progressent et les incidents matériels demeurent au-dessus de leur moyenne historique. Une arme mal portée, une mauvaise manipulation, un tir dans l’angle de sécurité ou une habitation insuffisamment prise en compte peuvent encore provoquer un drame.

Publié le 9 juillet 2026, le bilan officiel de l’Office français de la biodiversité permet de comprendre les progrès accomplis et les priorités de prévention pour les prochaines saisons. Il montre également pourquoi des outils comme Chasse à Pêche, sans jamais remplacer la formation ni les règles de sécurité, peuvent aider les associations à mieux préparer, organiser et suivre leurs actions de chasse.

Bilan 2025-2026 : les principaux chiffres de la sécurité à la chasse

Selon le bilan officiel de l’OFB pour la saison 2025-2026, 92 accidents corporels ont été recensés, faisant 92 victimes. Parmi eux, quatre ont été mortels, 57 graves et 31 légers.

Les données essentielles sont les suivantes :

  • 92 accidents corporels au total ;
  • 4 accidents mortels, contre 11 la saison précédente ;
  • 57 accidents graves et 31 accidents légers ;
  • 89 % des victimes sont des chasseurs ;
  • 10 victimes sont des non-chasseurs, dont quatre victimes graves ;
  • 66 % des accidents concernent la chasse au grand gibier ;
  • 39 % sont des auto-accidents ;
  • 122 incidents matériels sans blessure corporelle ont également été signalés.

Un accident correspond ici à une blessure corporelle provoquée par l’utilisation d’une arme de chasse. Un incident désigne un dommage matériel — habitation, véhicule ou animal domestique, par exemple — sans blessure humaine.

Quatre accidents mortels : le niveau le plus bas jamais enregistré

Avec quatre accidents mortels, la saison 2025-2026 atteint le chiffre le plus bas jamais enregistré par le réseau national « sécurité à la chasse ». Ce résultat est d’autant plus notable que la saison précédente avait été marquée par 11 décès.

Les quatre accidents mortels se répartissent entre deux accidents survenus lors de chasses au grand gibier et deux lors de chasses au petit gibier. Aucun non-chasseur n’a perdu la vie dans un accident de chasse pour la quatrième saison consécutive.

Cette baisse confirme une tendance de fond. Le nombre total d’accidents a diminué de 49 % par rapport à la saison 2006. Depuis six saisons, il reste compris entre 80 et 100 par an, bien en dessous de la moyenne des vingt dernières années, établie à 128 accidents annuels. Ces chiffres proviennent du communiqué publié par l’OFB le 9 juillet 2026.

Ce résultat récompense les efforts collectifs, mais le cap doit rester le même : tendre vers zéro accident.

Les auto-accidents deviennent le principal signal d’alerte

La donnée la plus préoccupante du bilan concerne les auto-accidents. Il s’agit des situations dans lesquelles le chasseur se blesse lui-même, généralement lors d’une manipulation, d’un déplacement, d’une chute ou d’un mauvais port de l’arme.

Ils représentent 39 % de l’ensemble des accidents, alors que leur moyenne sur vingt ans est de 31 %. Plus grave encore, trois des quatre accidents mortels de la saison sont des auto-accidents.

Cette proportion rappelle une réalité fondamentale : la sécurité ne commence pas seulement au moment du tir. Elle s’applique dès que l’arme est sortie de son étui et concerne sa tenue, son chargement, son déchargement, son franchissement d’un obstacle, son transport et son rangement.

Le bilan insiste donc sur l’apprentissage du port de l’arme, aussi bien au poste que pendant les déplacements. Les automatismes les plus simples doivent être respectés sans exception, quelle que soit l’expérience du chasseur.

Grand gibier : l’angle des 30 degrés reste indispensable

La chasse au grand gibier représente 66 % de l’accidentologie totale de la saison, contre une moyenne de 56 % sur vingt ans. Cela s’explique notamment par le nombre important de chasses collectives et par l’usage de munitions capables de parcourir de longues distances.

Lorsqu’un tiers est impliqué, le non-respect de l’angle des 30 degrés demeure la principale cause d’accident : il représente 32 % des cas. Les mauvaises manipulations constituent la deuxième cause.

L’angle de sécurité doit être déterminé en prenant en compte l’ensemble de l’environnement : voisins de poste, routes, chemins ouverts au public, habitations, véhicules, animaux domestiques et autres éléments sensibles. L’OFB rappelle également que la matérialisation des angles reste une pratique essentielle, même lorsqu’elle n’est pas imposée localement par le schéma départemental de gestion cynégétique.

Le bilan estime que 92 % des accidents survenus lors des chasses au grand gibier résultent d’une faute humaine. La plupart pourraient donc être évités par le respect des règles, une préparation sérieuse et une attention constante.

Petit gibier : l’environnement doit être observé avant chaque tir

Les accidents liés à la chasse au petit gibier ont diminué de 60 % par rapport à 2006. Ils sont eux aussi stabilisés depuis six saisons à un niveau inférieur à leur moyenne de long terme.

La première cause reste néanmoins la non-prise en compte de l’environnement au moment du tir, avec 40 % des accidents. Les mauvaises manipulations arrivent en deuxième position avec 20 %, devant les chutes et les problèmes liés au port de l’arme.

Identifier formellement le gibier, connaître ce qui se trouve devant et derrière lui et renoncer au tir au moindre doute restent les seules attitudes acceptables. Aucun prélèvement ne justifie une prise de risque.

122 incidents matériels : un niveau encore trop élevé

L’OFB a également enregistré 122 incidents matériels sans blessure corporelle. Le nombre baisse par rapport aux 135 incidents de la saison précédente, mais il reste supérieur à la moyenne des quinze dernières années, qui s’établit à 99 par saison.

Ces incidents concernent à 90 % la chasse au grand gibier. Les tirs directs représentent 87 % des cas, contre seulement 13 % pour les ricochets. La distance moyenne observée atteint 214 mètres, avec des situations recensées jusqu’à près de deux kilomètres.

Des habitations, des véhicules ou des animaux domestiques peuvent ainsi être touchés longtemps après le départ du projectile. Le respect de l’angle des 30 degrés, l’identification du gibier et l’analyse complète de l’environnement sont donc essentiels pour protéger les autres chasseurs, les riverains et les usagers de la nature.

La formation décennale semble produire des effets positifs

Le bilan de l’OFB indique que l’âge ne semble pas constituer, à lui seul, un facteur de risque. L’année de passage du permis paraît en revanche jouer un rôle : l’introduction des épreuves pratiques en 2003 semble avoir participé à la diminution des accidents et des auto-accidents.

Le suivi de la formation décennale à la sécurité paraît également constituer un facteur positif de prévention. Cette remise à niveau permet de revoir les manipulations, les comportements à adopter et les évolutions réglementaires.

L’expérience ne dispense jamais d’une révision régulière. Au contraire, la répétition des consignes permet d’éviter que les habitudes ou l’excès de confiance ne remplacent les bons réflexes.

Sécurité à la chasse : ce que Chasse à Pêche peut apporter aux associations

La sécurité dépend d’abord du comportement individuel, de la formation et du respect des consignes. Un logiciel ne pourra jamais déterminer si un tir est sûr ni prendre une décision à la place du chasseur.

En revanche, une grande partie de la prévention repose sur l’organisation : disposer de listes à jour, connaître les participants, préparer le territoire, retrouver les documents, transmettre les consignes et conserver une trace des actions réalisées. C’est précisément sur ces points que Chasse à Pêche peut accompagner les responsables associatifs.

Préparer une battue avec des informations centralisées

Le module de gestion des battues permet de réunir dans un même environnement les informations relatives à l’action de chasse, aux participants et à son organisation.

Avant le départ, le responsable peut préparer la liste des chasseurs, retrouver les informations nécessaires et limiter les documents dispersés entre plusieurs cahiers, messages ou fichiers. Une donnée centralisée et actualisée réduit les risques d’oubli et facilite le travail du directeur de battue.

La plateforme peut aussi contribuer à conserver les documents produits pour chaque action. Le responsable retrouve ainsi plus facilement les informations dont il a besoin avant, pendant et après la battue.

Visualiser le territoire et ses zones sensibles

Avec son module de cartographie, Chasse à Pêche permet aux associations de représenter leur territoire et d’y ajouter leurs propres repères : limites, postes, parkings, chemins, points de rendez-vous, réserves ou zones particulières.

Cette préparation numérique peut aider le responsable à mieux présenter l’organisation générale et à identifier les éléments sensibles présents autour de l’action de chasse. Elle ne remplace toutefois ni la reconnaissance du terrain, ni le balisage, ni la matérialisation physique des angles de sécurité.

La carte constitue un support complémentaire. La décision de tirer reste toujours fondée sur l’observation réelle de l’environnement au moment précis de l’action.

Mieux identifier les participants

La gestion des membres et les cartes d’adhérent avec QR code facilitent la recherche d’une fiche par un responsable autorisé. Lors d’un rassemblement, cette fonction peut aider à vérifier plus rapidement l’identité d’un participant et à retrouver les informations utiles à l’organisation.

Les droits d’accès restent liés à l’association et au rôle de l’utilisateur. Les données ne sont pas destinées à être librement accessibles à tous les membres.

Cette meilleure identification ne remplace pas les contrôles réglementaires obligatoires, mais elle peut réduire les erreurs administratives et accélérer la préparation d’une action collective.

Conserver une trace des actions importantes

Le journal des actions de Chasse à Pêche apporte de la traçabilité à la gestion associative. Il aide à comprendre qui a modifié une fiche, préparé un document ou mis à jour une information.

Pour une équipe dirigeante, cet historique facilite la coordination et permet de retrouver plus rapidement l’origine d’une erreur. Il peut également encourager la mise en place de procédures communes et mieux structurées.

La traçabilité ne garantit pas la sécurité à elle seule, mais elle améliore la qualité de l’organisation, surtout lorsque plusieurs responsables interviennent dans la préparation des battues.

L’application Android pour retrouver l’essentiel sur le terrain

L’application Android Chasse à Pêche a été conçue pour les administrateurs, directeurs de battue et utilisateurs autorisés qui doivent travailler en déplacement.

La V2 actuelle pose les bases de cet usage mobile. La future V3 doit renforcer la synchronisation hors ligne, la cartographie enregistrée sur le téléphone et les notifications. À terme, un responsable pourra retrouver plus facilement les listes, les repères cartographiques et les informations utiles même dans une zone où la connexion internet est instable.

Cette continuité entre le bureau et le terrain évite de dépendre entièrement d’un réseau mobile, fréquent point faible dans les territoires ruraux.

Un outil d’organisation, jamais un substitut aux règles de sécurité

Chasse à Pêche doit être considéré comme un outil de préparation, de communication et de traçabilité. Il ne remplace jamais :

  • la formation au permis de chasser et la formation décennale ;
  • les consignes du directeur de battue ;
  • les règles fixées par le schéma départemental de gestion cynégétique ;
  • la matérialisation réelle des angles et le balisage du terrain ;
  • l’identification formelle du gibier ;
  • l’observation de l’environnement avant chaque tir ;
  • les contrôles et recommandations de l’OFB et des fédérations.

Un téléphone ne peut pas garantir qu’une trajectoire est sûre. La responsabilité, la prudence et la décision finale appartiennent toujours au chasseur.

Vers une chasse mieux organisée et toujours plus sûre

Le bilan 2025-2026 constitue une avancée importante. Avec quatre accidents mortels, la sécurité à la chasse atteint un niveau historiquement bas. La diminution de 49 % du nombre d’accidents en vingt ans montre que la formation, la réglementation et la mobilisation du monde cynégétique produisent des résultats.

Mais les 92 accidents corporels, les 39 % d’auto-accidents et les 122 incidents matériels rappellent qu’aucun relâchement n’est possible. Les manipulations, le port de l’arme, les angles de sécurité, l’identification du gibier et l’analyse de l’environnement doivent rester au centre de chaque action.

En centralisant les informations, en structurant les battues, en facilitant la cartographie et en améliorant la continuité entre le bureau et le terrain, Chasse à Pêche veut apporter une aide concrète aux associations. La technologie ne remplace pas la vigilance : elle peut cependant offrir aux responsables de meilleurs outils pour préparer, informer et conserver une organisation claire.

Le progrès repose donc sur une alliance simple : des chasseurs formés et responsables, des consignes respectées sans exception et des outils modernes capables de soutenir la prévention.

Sécurité à la chasse : des résultats historiques, une vigilance qui ne doit jamais faiblir.

Sources officielles